La bibliothèque préfectorale d’Okinawa

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La bibliothèque préfectorale d’Okinawa ou la bibliothèque armoriée

Dépositaire de la mémoire écrite et sonore de la culture d’Okinawa et des îles Ryūkyū, la bibliothèque préfectorale d’Okinawa occupe une place à part parmi les 58 bibliothèques préfectorales du Japon.

Okinawa et les îles Ryūkyū : une géographie, une histoire, une bibliothèque

Situé dans le Pacifique sud, entre l’île de Kyushū au nord-est, et Taiwan au sud-ouest, l’archipel des Ryūkyū est composé d’une soixantaine d’îles, regroupées dans un périmètre de plus de 3300 km2, avec trois archipels (Amami, Okinawa, Sakishima). Okinawa est la plus grande île, et Naha, sa capitale, est la ville plus peuplée (317 000 habitants). La préfecture actuelle recouvre les archipels d’Okinawa et de Sakishima avec une population totale de 1 420 000 habitants.

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La bibliothèque citoyenne de Setouchi

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MOMIWA, l’aventure citoyenne de la bibliothèque de Setouchi

Citoyenne, la bibliothèque de Setouchi porte bien son nom. Voulue par les citoyens, elle a été faite pour eux et avec eux. Son histoire commence en 2009, lorsque le maire sortant promet dans son programme électoral une nouvelle bibliothèque.

La bibliothèque de Setouchi a reçu le prix de la Bibliothèque de l’année en 2017.

La ville de Setouchi et les alentours

Sur l’axe est-ouest du Shinkansen entre Hiroshima et Kyoto, à trente minutes d’Okayama, capitale éponyme de la préfecture, la ville de Setouchi, créée en novembre 2004, regroupe trois anciens bourgs : Osafune au nord, Oku au sud-ouest et le port d’Ushimado, donnant sur la mer intérieure de Seto, au sud-est. 

Très impliquée dans le développement du tourisme pour redynamiser la région, la ville communique sur ses atouts, avec son histoire ancienne, ses savoirs faire ancestraux et la beauté de son littoral, de son oliveraie et de ses couchers de soleil. Elle est notamment réputée pour ses katana, fabriqués depuis la période Heian, et pour ses poteries,  activité elle aussi très ancienne et très répandue. A quelques kilomètres de là, se trouve la ville de Bizen mondialement connue.  Depuis son ouverture en juin 2016, la bibliothèque est présentée comme l’un des points forts de Setouchi.

Les “Toshokan future meeting”

Le site web de la ville évoque « l’état inacceptable de l’ancienne bibliothèque » dont on ne trouve guère de trace. Un an après l’élection du maire en 2010, une commission est créée pour élaborer un programme. Par le biais d’une pétition, des citoyens de la ville s’invitent dans le projet.

En 2011, le futur directeur de la bibliothèque est recruté. Il met en place des ateliers de consultation citoyenne, les « Toshokan Future Meeting », fondés sur une démarche participative qui inspirent, nourrissent et définissent les contours de la nouvelle bibliothèque. Tout le monde est invité à exprimer ses besoins et ses attentes : homme, femme, enfant, adolescent, adulte, personne âgée, femmes au foyer, collégiens, lycéens, actifs, retraités…  Près de vingt sessions sont organisées pendant cinq ans. 

Autre particularité du projet, la bibliothèque étant construite à la place de l’ancien musée municipal, à coté du centre social municipal, une partie des collections muséales sont intégrées dans la programmation scientifique et architecturale. Les habitants sont invités, là aussi, à faire des propositions.

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La bibliothèque du Nichibunken

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Présentation de la bibliothèque du Nichibunken

Le Nichibunken, centre international des études japonaises

Situé à l’ouest de Kyoto, le Kokusai Nihon Bunka Kenkyū Sentā ou Nichibunken est un centre international de recherche dans le domaine des études japonaises. La majeure partie de ce complexe qui comprend plusieurs bâtiments dont des salles de séminaires, un auditorium, un restaurant et deux résidences pour les chercheurs étrangers, a été construite entre 1989 et 1994.

La place centrale de la bibliothèque

Placée au centre, avec l’équivalent d’un quart de la surface bâtie, la bibliothèque occupe une place de choix dans cet ensemble unique. Avec sa forme cylindrique et son dôme, elle est aisément repérable de l’extérieur. On y accède une fois franchie la cour pavée, armoriée au motif « seigaiha ». Si la conception d’ensemble du Nichibunken est d’inspiration japonaise, la bibliothèque est, quand à elle, d’inspiration occidentale.

Une salle de lecture en forme de rotonde

L’architecte, Uchii Shozô, a fait le choix classique d’une rotonde. Les salles de lecture du Thomas Jefferson Building de la bibliothèque du Congrès à Washington et de la bibliothèque publique de Stockholm ont été ses principales sources d’inspiration. L’esthétique a été particulièrement soignée avec une recherche évidente d’harmonie dans l’organisation des formes et des volumes.

Depuis l’entrée, l’usager est guidé vers un édicule en forme de kiosque. Au centre de la circonférence, il sert de point d’accueil. Au sommet du dôme, un oculus et des vitraux répartis tout autour diffusent une lumière tamisée.

Des collections spécialisées sur le Japon

Principalement orientées en sciences humaines, toutes les collections de la bibliothèque du Nichibunken portent sur le Japon avec une forte représentation d’ouvrages en japonais mais également en chinois et en anglais. Leur accroissement a nécessité la construction d’annexes en 1994, en 2010 puis en 2014. Placées en enfilade, elles communiquent entre elles horizontalement et verticalement pour faciliter la circulation à l’intérieur des quatre bâtiments. La capacité maximum prévue est de 600 000 ouvrages.

Destinés à un public restreint de chercheurs, ces magasins sont en accès libre et sont aménagés, pour certains d’entre eux, pour y travailler. En 2018, 22 300 entrées ont été comptabilisées.

  • Architecte : Uchii Shozô
  • Année d’ouverture : 1990
  • Bibliothèque intégrée dans un complexe  
  • Superficie du Nichibunken : 18 739 m2
  • Superficie de la bibliothèque : 4 830 m2
  • Livres : 556 500