Otepia, la grande bibliothèque de Kochi

Mis en avant

La ville de Kochi et sa région

Capitale de la préfecture éponyme, Kochi est l’une des grandes villes de l’île de Shikoku, la plus petite des quatre îles principales de l’archipel japonais. Au nord, cette préfecture rurale est couverte d’épaisses forêts. Au sud, elle est bordée par l’océan Pacifique. Avec 326 115 habitants, Kochi est l’une des villes les plus peuplées de l’île. Près de 40 % de la population de la préfecture y réside. Autrefois fortifiée, la ville est surplombée par un château classé bien culturel important. Datant de 1603, le donjon est d’origine, mais la majeure partie a été reconstruite après un incendie, survenu au XVIIIe siècle. Touristique, la ville accueille chaque année au mois d’août, l’un des trois plus importants festivals du Japon, le festival Yasakoi.

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Le centre d’information et la nouvelle bibliothèque municipale de Sapporo

En 2019, un an après son ouverture en octobre 2018, la bibliothèque municipale de Sapporo et le centre d’information recevaient le Prix de la bibliothèque de l’année et le Prix du public.  Avec un concept qui a manifestement séduit : « simplifier le travail » voire même « simplifier la vie« .

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La bibliothèque de Nagi

Description de l'espace "Sun"

La bibliothèque et le musée de Nagi, le Nagi MOCA : l’alliance du savoir et de l’art contemporain

Au nord d’Okayama, dans la petite ville de Nagi, un musée d’art contemporain, le Nagi MOCA, a été construit par Arata Isozaki, l’un des sept architectes japonais qui a reçu le Prix Pritker.

Ouvert en 1994, fréquenté par un public japonais et étranger, ce musée qui a fêté récemment ses 25 ans, a fait la renommée de ce bourg de 5979 habitants. Dès le départ, le projet a intégré une bibliothèque municipale pour la population.

Un musée à travers champ

Présentation générale du Nagi MOCA, le musée d'art contemporain de la ville de Nagi, préfecture d'Okayama, au Japon

Au beau milieu de la campagne, dans un vaste ensemble composé de rizières et de champs, entouré de montagnes couvertes de forêts, le bourg de Nagi s’organise autour de quelques grands axes routiers. La route principale traverse Nagi du nord au sud. Cet environnement offre à chaque saison un cadre naturel beau et changeant. A quelques kilomètres, le Mont Nagi (1255 m) surplombe la ville. Du sommet, on peut admirer la vue sur le mont Oyama à l’ouest et sur le mont Hyono à l’est. Par grand beau temps, on voit la mer intérieure du Japon, et au loin, côté sud, quelques montagnes de l’île de Shikoku.

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La bibliothèque municipale de Kensennuma

La bibliothèque de Kensennuma, la bibliothèque rescapée du tsunami

Nouvelle bibliothèque de Kesennuma – Livret du 100ème anniversaire

Le 11 mars 2011, à 14 h 46, un tremblement de terre d’une intensité exceptionnelle, 9,1 de magnitude, frappe le Japon. Les secousses ont été ressenties dans tout le pays, du nord au sud, et même au-delà. 

La zone la plus sinistrée a été la région du Tōhoku, au nord-est, à la pointe de l’ile principale d’Honshū. Le Tōhoku regroupe six préfectures : Akita, Yamagata, Aomori, Iwate, Miyagi et Fukushima. Donnant pour une part sur la façade de l’Océan Pacifique, les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima ont été très touchées.

Si le tremblement de terre n’a causé que des dégâts relativement limités grâce à la qualité des constructions antisismiques, c’est le tsunami, conséquence directe du séisme, qui a été le plus destructeur. A lui seul, il est responsable de 90% des pertes humaines et, à l’origine de l’accident nucléaire de Fukushima.

Le bilan humain et matériel est très lourd. Six-cents kilomètres de côtes ont été ravagés. On compte près de 20 000 morts et disparus. Plus 330 000 habitations ont été détruites. Des milliers de personnes se sont retrouvées sans abri et ont été déplacées. Dix ans après, la reconstruction continue. Le titanesque et impressionnant chantier de sécurisation des côtes se poursuit. Les populations sont restées marquées par cette catastrophe mais elles n’ont pas ménagé leurs efforts pour reconstruire et se battent encore pour leur avenir.

Dans la préfecture de Miyagi, Kensennuma, l’un des plus importants ports de pêche du pays, a beaucoup souffert. En raison de la violence des secousses, le sol s’est affaissé à certains endroits de soixante-quinze-centimètres. Des quartiers entiers de la ville ont été ensevelis. Les infrastructures locales de l’industrie de la pêche ont été ruinées. Aujourd’hui, sur bien des nouvelles habitations, le niveau maximal de la montée de la mer figure sur les façades. Dix ans après, une ville nouvelle émerge mais le souvenir du tsnunami demeure.

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La bibliothèque municipale de Moriyama

La bibliothèque municipale de Moriyama ou la bibliothèque « forêt »

La ville de Moriyama

A trente kilomètres de Kyōto, accessible par le train en une demi-heure, Moriyama est l’une des villes du Keihanshin, la région métropolitaine constituée par la conurbation des trois villes les plus peuplées que sont Kyōto, Ōsaka et Kōbe. L’ensemble représente dix-neuf millions d’habitants, soit près de 15% de la population totale du Japon. Moriyama se situe dans la Préfecture de Shiga où se trouve le plus grand lac du pays, le lac Biwa.

En quarante-et-un ans, la population de Moriyama a presque doublé. En 1978, il n’y avait que 43 381 habitants. En 2019, on en comptait 82 132. Le développement économique et l’afflux des populations vers les villes expliquent cet essor, favorisé par un parc immobilier bon marché. Fait notable, même si la population vieillit comme partout, la municipalité continue à comptabiliser de nouveaux habitants.

Au même titre que les autres villes limitrophes, dont Otsu, la capitale de la préfecture, Moriyama est l’une de ces cités « dortoir » dont une part importante de la population fait tous les jours, via la ligne JR Tōkaidō (Japan Railways), le trajet aller et retour pour se rendre sur son lieu de travail à Kyoto ou Osaka.

La ville ne manque pas d’atouts pour autant. Donnant sur le lac Biwa, elle est l’une des étapes de la route, dédiée au cyclotourisme, qui entoure le lac. Elle possède quelques temples, témoignages du temps passé. Et surtout, elle peut s’enorgueillir de posséder l’un des plus beaux musées de la région, le musée Sagawa, à l’architecture exceptionnelle.

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La bibliothèque municipale de Taketa

Sensible à la qualité de la construction ainsi qu’à l’esthétique du bâtiment, le jury du Comité « Architecture » de l’Association des bibliothèques japonaises décerne en 2019 le 35ème prix « Architecture » à la bibliothèque municipale de Taketa

Taketa et la région volcanique du Mont Aso

Sur l’île de Kyushu, dans la préfecture d’Oïta, Taketa est une petite ville, située non loin du Parc Kuju et du Parc naturel du Mont Aso. Le mont Aso, avec une quinzaine de cônes volcaniques, est l’un des plus grands volcans du Japon. C’est aussi l’un des plus dangereux.

Taketa, une histoire, un territoire, des paysages

Taketa est une ancienne ville forteresse avec un château vieux de quatre cents ans dont il ne reste plus que des vestiges. A proximité du château, un sanctuaire shinto, le Hirose Jinja, surplombe le centre de la vieille ville. Du promontoire, on peut apprécier la beauté des paysages. Les activités économiques de la ville et de ses alentours se concentrent essentiellement sur l’agriculture et le tourisme. Riche en sources d’eau chaude, dont des eaux fortement gazéifiées, il y a plusieurs onsen dans la région.

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La bibliothèque municipale d’Anjo

Anjo et la préfecture d’Aichi

Située sur l’île d’Honshū, au centre du Japon, dans la région du Chūbu, Aichi est, avec Tokyo et Ôsaka, l’une des préfectures les plus prospères du pays. Centre industriel et commercial, sa capitale, Nagoya, fait partie des plus grandes métropoles japonaises, reconnue à l’échelle mondiale. Son port est le plus important en volume de marchandises transportées. Au centre d’un réseau ferroviaire et routier très dense, dotée d’un aéroport international proche du centre ville, Nagoya est une plaque tournante qui relie de nombreuses villes japonaises et étrangères.

L’histoire récente de la préfecture se confond avec celle du groupe Toyota, dont le siège social est à quarante kilomètres, à l’est de Nagoya, dans la ville éponyme. Plusieurs usines du groupe sont implantées dans différentes villes  de la région et font vivre de nombreux sous-traitants. Outre l’automobile, l’aérospatiale, la robotique, l’électronique et l’industrie lourde sont les secteurs d’activités de pointe. Leader dans l’industrie, la recherche et l’innovation, Aichi arrive en sixième position en matière agricole, avec l’élevage, la production de légumes et de fleurs. Ouverte sur l’océan pacifique avec la grande baie de Mikawa, Aichi a aussi une activité de pêche importante. Forte de ce dynamisme économique, la préfecture d’Aichi est l’une des rares préfectures dont la population continue d’augmenter, même si la tendance tend à ralentir ces dernières années.

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La bibliothèque municipale et le Learning center de Tamano

Le lent déclin démographique de la ville de Tamano

Avec le grand port d’Uno, la ville de Tamano a été pendant longtemps un important centre de transport. Depuis la mise en service en 1988 du grand pont de Seto qui relie les départements d’Okayama et de Kagawa à travers une série de cinq petites îles au Japon, le transport maritime a vu une baisse importante de son activité. La démographie de la ville est en berne, elle aussi. Après avoir culminé à plus de 78 500 habitants en 1975, la ville a perdu en l’espace de quarante cinq ans près de 21 000 habitants. A défaut de pouvoir enrayer le phénomène qui a des impacts importants, notamment en matière d’urbanisme, les autorités de la ville ont lancé plusieurs plans pour lutter contre la dévitalisation de certains quartiers.

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La Nakanoshima children’s book forest

La Nakanoshima Kodomo no Hon no Mori d’Ando Tadao, la bibliothèque où il n’y avait que des livres

En juillet 2020, ouvrait sur l’île de Nakanoshima à Ôsaka, la dernière bibliothèque construite par Ando Tadao. 

L’île de Nakanoshima

Dans un paysage de gratte-ciels, de rocades aériennes et de grandes avenues où voisinent voitures et piétons, non loin de la grande gare d’Osaka et du quartier d’affaire d’Umeda, l’île de  Nakanoshima, avec sa grande allée verte jalonnée d’œuvres d’art, son parc de onze hectares et sa magnifique roseraie, offre un espace de détente et de promenade très prisé des citadins.

Au centre de la ville, cette petite île allongée de trois kilomètres et de 50 hectares, entourée par deux rivières, la Tosabori et la Dōjima, est un quartier d’affaire et un centre administratif important. C’est aussi un lieu de mémoire. Ouverts au public, on peut y découvrir la bibliothèque préfectorale construite en 1904 et l’Osaka city center public hall datant de 1918, monuments de facture occidentale, tous deux rescapés des bombardements américains qui ont détruit la quasi totalité de la ville en 1945.

Enfin, c’est un pôle culturel particulièrement actif et dynamique. On dénombre une douzaine d’institutions majeures dans un périmètre restreint. A pied, il est facile de rejoindre le musée national d’Osaka, le musée des sciences, le musée des céramiques orientales, le musée Kosetsu, le Hall des festivals, vaste salle de concert de 2700 places, ou le Grand Cube d’Osaka. Le musée d’art de Nakanoshima, prévu en 2022, viendra allonger la liste.

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La bibliothèque municipale de Takeo

Le cas « TAKEO » ou comment la bibliothèque municipale est devenue la première bibliothèque « TSUTAYA » 

En 2003, la loi sur l’autonomie des collectivités locales est révisée. Un nouveau cadre juridique permet de déléguer l’administration d’un service public à un organisme privé. Le mouvement de privatisation des bibliothèques publiques au Japon s’enclenche. L’ouverture en 2013 de la bibliothèque municipale de Takeo marque une date importante dans ce processus. 

 La ville de Takeo, son maire et sa bibliothèque 

Au nord de l’île de Kyushu, à une soixantaine de kilomètres de Fukuoka, la grande capitale de la région, Takeo est une ville de près de 50 000 habitants dans la préfecture de Saga. Grâce à sa nouvelle bibliothèque, la ville va devenir célèbre en quelques années.

 Peu satisfait des résultats de la bibliothèque, afin de relancer l’activité et rationaliser les coûts de fonctionnement, le maire de l’époque, Hiwatashi Keisuke, décide en 2011 de confier la gestion de la bibliothèque municipale à Culture Convenience Club,  la société d’exploitation de Tsutaya, la chaîne de librairies la plus importante du Japon. C’est une première. La municipalité signe une convention de trois ans avec CCC.

Avant sa réouverture, la vieille bibliothèque fait l’objet d’une rénovation. Le coût de l’opération est cofinancé par la mairie  (450 millions de yens) et par CCC (300 millions de yens). La bibliothèque rénovée ouvre le 1er avril 2013. Entre temps, la bibliothèque municipale de Takeo a opéré sa mue et est devenue la première bibliothèque «Tsutaya ».

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