H comme handicap

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H comme handicap…dans les bibliothèques japonaises

Avec ses équipements destinés à aider les personnes handicapées, le handicap est visible et audible dans le paysage urbain japonais. Lorsque l’on arpente les rues principales des villes japonaises, on ne peut pas ne pas remarquer, sur les trottoirs, la présence de chemins balisés, de couleur jaune, avec des rainurages. Ces bandes d’éveil de vigilance (BEV) ou , en d’autres termes, ces bandes podotactiles, sont à destination des personnes mal voyantes pour qu’elles puissent circuler et se repérer. Aux passages cloutés, il y a le traditionnel signal sonore qui se déclenche une fois que le feu, passé au rouge, informe que le champ est libre pour traverser. 

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P comme petit matériel

Lorsque l’on fréquente les bureaux de poste ou les services municipaux, on ne peut pas ne pas remarquer toute une quantité de petits objets, ce petit matériel qui va vous faciliter la vie en tant qu’usager. 

La poste centrale de Kyôto, jusque à côté de la grande gare, est un excellent exemple pour illustrer ce constat : crayons, taille-crayons, stylos, taille crayon, gommes, colle, scotch de différents dimensions… Tout est en accès libre pour vous aider à envoyer lettres et paquets.

Les bibliothèques japonaises ne sont pas en reste. On peut s’amuser à lister ces petites commodités et ces petits “plus”, certains de fabrication artisanale, qui donnent du confort à l’usager et lui facilite la vie. En voici quelques exemples de petit matériel.

Remplir un formulaire ?

Il y a encore beaucoup de formulaires papier. Formulaires d’inscription, formulaires d’emprunt, formulaire de demande de photocopie, vous vous demandez comment les remplir correctement, vous trouverez des exemplaires remplis qui servent d’exemple.

Vous avez oublié vos lunettes ?

Vous en avez besoin pour remplir un formulaire ? Qu’à cela ne tienne, vous trouverez à coté des stylos une petite boîte avec des lunettes grossissantes. A la bibliothèque de Moriyama, vous aurez le choix entre trois paires avec des degrés de grossissement différents.

Présentation de petit matériel dans les bibliothèques japonaises

Vous voulez lire le journal ? Pas de problème non plus, vous trouverez des loupes grossissantes pour découvrir le dernier article de votre quotidien préféré.

Vous avez besoin de faire des photocopies ?

Le service de photocopies est encore très utilisé. A la bibliothèque nationale de la Diète, à Tokyo, le service de demande de photocopie est très fréquenté. Il en est de même à la bibliothèque nationale du Kansaï, la Kansaïkan, non loin de la ville de Nara. On vous demandera de signaler la première et la dernière page à photocopier avec des marques pages. Ne cherchez pas, vous trouverez partout dans les salles et en nombre des petites bandelettes de papier découpées à cet effet. Une fois vos photocopies réalisées, vous pourrez les insérer dans des petites pochettes plastiques. Gratuit et pratique.

Griffonner quelques mots ou noter une référence?

Vous trouverez des crayons parfaitement taillés avec, à côté, des petits carrés de papier prédécoupés. 

Retrouver vos affaires à la consigne ?

A la Bibliothèque nationale de la Diète, il y a des centaines de casiers et peut-être risquez-vous d’oublier le numéro si vous faites confiance à votre mémoire. Pas de problème, vous trouverez un mini formulaire où vous pourrez noter le précieux numéro.

Ne pas laisser ses détritus

Vous voulez avant de partir de votre place de travail faire place nette et ne savez que faire. Vous trouverez des petites poubelles de table.

Présentation de petit matériel dans les bibliothèques japonaises.

A la bibliothèque municipale de Taketa, les poubelles de table sont fabriquées selon la technique de l’origami à partir de tracts ou autres documents d’information périmés, et sont placées sur toutes les tables.

Petits « plus » et qualité de service

Chaque bibliothèque propose donc son lot de petits “plus” qui améliore la qualité de service. Inutile de préciser que le service est maintenu : les lunettes sont systématiquement nettoyées, les crayons impeccablement taillés, et les présentoirs régulièrement alimentés.

On dit que le diable se cache dans les détails. La négligence ou un simple oubli peuvent être à la source d’un service dégradé. La qualité de service à l’usager se niche aussi dans ces petits détails.

 

 

 

 

T comme toilettes

5 bonnes raisons pour utiliser les toilettes des bibliothèques au Japon

La civilisation japonaise, une civilisation de la propreté

La plupart des étrangers qui visitent le Japon font le même constat. Pas de papiers, pas de mégots, pas de bouteilles par terre. Les espaces publics, même les plus fréquentés, sont propres. Présentes dans certains lieux très touristiques ou très passants, les poubelles brillent, en général, par leur absence. Une règle s’applique unanimement. On ramène chez soi détritus, papiers gras et autres canettes qui vont directement à la poubelle. Simple, civique et efficace. Au fond, il vaut mieux éviter de salir que d’avoir à nettoyer.

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A…comme association

Une des associations professionnelles les plus anciennes 

Après l’association des bibliothèques américaines créée en 1876, puis l’association des bibliothèques anglaises, créée un an après, la Japanese Library Association (JLA) a été officiellement fondée en 1892 par Tanaka Inagi, le premier directeur de la bibliothèque nationale japonaise. 

Depuis ses débuts, la JLA soutient l’activité des bibliothèques et des bibliothécaires. Elle se donne aussi pour objectif de promouvoir la lecture et la culture dans toutes ses dimensions. Association d’intérêt publique, dirigée par un conseil élu et un bureau, forte de près de 7000 membres dont une petite moitié sont des membres individuels, la JLA, en temps normal, organise tous les ans un congrès national dans une ville au Japon ainsi qu’une trentaine des séminaires, ateliers et journées d’étude. Elle est aussi à l’origine du lancement chaque 30 avril de la journée des bibliothèques. Cette initiative, inaugurée en 1971, fêtera ses cinquante ans cette année. 

Son organisation

L’association regroupe six départements avec principalement les bibliothèques publiques, les bibliothèques universitaires, les bibliothèques des collèges et les bibliothèques scolaires et les bibliothèques spécialisées.

L’activité se décline en 7 axes principaux :

  • Formation des personnels
  • Conseil auprès des bibliothèques 
  • Enquêtes 
  • Création d’outils d’aide à la gestion de bibliothèque  
  • Publications 
  • Campagnes de promotion
  • Coopération nationale et internationale 

Pour la mise en œuvre, la JLA s’appuie sur le travail de ses membres et de groupes de travail : copyright, liberté intellectuelle, conservation, enfants et jeunes adultes, relations internationales, management mais aussi comité pour la santé ou bien questions concernant les catastrophes naturelles font partie des thématiques de cette longue liste composée de 28 comités. 

Une activité éditoriale soutenue

Acteur majeur de la vie de la profession, la JLA a développé depuis les débuts des années 50 une activité éditoriale importante avec, à ses tous débuts, la publication d’outils régulièrement mis à jour  (Nippon decimal classification, manuels de catalogage, management et gestion des bibliothèques) et des collections thématiques. 

Depuis 1953, les résultats statistiques d’une enquête conduite au niveau national sont publiés tous les ans dans Les bibliothèques japonaises (Statistics on Library in Japan, disponible en version papier, elle est consultable en ligne sur abonnement.

Avec le livre de l’année, le Library Yearbook, dont la première édition date de 1982, il est possible de s’informer très précisément sur l’activité des bibliothèques publiques et universitaires. Ces deux titres sont des mines d’information indispensables pour étudier l’activité des bibliothèques japonaises.

Le mensuel, le Magazine des bibliothèques (Toshokan sasshi) est également une source d’information incontournable et complémentaire.

 

B comme bibliothèque

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B comme bibliothèque ou comment on dit “bibliothèque”en japonais

En japonais, bibliothèque se dit « toshokan », 図書館, avec tosho – 図書 – le livre – et kan – 館 –  le bâtiment. Deux termes ont désigné la bibliothèque : shokajukan (書籍館) et bunko (文庫).

Le mot plus ancien de Shojakukan (書籍館) qui a servi de dénomination pour la première bibliothèque publique construite sous l’ère Meiji est tombé en désuétude. Quand au terme de bunko (文庫), il est uniquement utilisé pour nommer les bibliothèques pour enfants tenues par des bénévoles. 

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