T comme toilettes

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5 bonnes raisons pour utiliser les toilettes des bibliothèques au Japon

La civilisation japonaise, une civilisation de la propreté

La plupart des étrangers qui visitent le Japon font le même constat. Pas de papiers, pas de mégots, pas de bouteilles par terre. Les espaces publics, même les plus fréquentés, sont propres. Présentes dans certains lieux très touristiques ou très passants, les poubelles brillent, en général, par leur absence. Une règle s’applique unanimement. On ramène chez soi détritus, papiers gras et autres canettes qui vont directement à la poubelle. Simple, civique et efficace. Au fond, il vaut mieux éviter de salir que d’avoir à nettoyer.

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A…comme association

Une des associations professionnelles les plus anciennes 

Après l’association des bibliothèques américaines créée en 1876, puis l’association des bibliothèques anglaises, créée un an après, la Japanese Library Association (JLA) a été officiellement fondée en 1892 par Tanaka Inagi, le premier directeur de la bibliothèque nationale japonaise. 

Depuis ses débuts, la JLA soutient l’activité des bibliothèques et des bibliothécaires. Elle se donne aussi pour objectif de promouvoir la lecture et la culture dans toutes ses dimensions. Association d’intérêt publique, dirigée par un conseil élu et un bureau, forte de près de 7000 membres dont une petite moitié sont des membres individuels, la JLA, en temps normal, organise tous les ans un congrès national dans une ville au Japon ainsi qu’une trentaine des séminaires, ateliers et journées d’étude. Elle est aussi à l’origine du lancement chaque 30 avril de la journée des bibliothèques. Cette initiative, inaugurée en 1971, fêtera ses cinquante ans cette année. 

Son organisation

L’association regroupe six départements avec principalement les bibliothèques publiques, les bibliothèques universitaires, les bibliothèques des collèges et les bibliothèques scolaires et les bibliothèques spécialisées.

L’activité se décline en 7 axes principaux :

  • Formation des personnels
  • Conseil auprès des bibliothèques 
  • Enquêtes 
  • Création d’outils d’aide à la gestion de bibliothèque  
  • Publications 
  • Campagnes de promotion
  • Coopération nationale et internationale 

Pour la mise en œuvre, la JLA s’appuie sur le travail de ses membres et de groupes de travail : copyright, liberté intellectuelle, conservation, enfants et jeunes adultes, relations internationales, management mais aussi comité pour la santé ou bien questions concernant les catastrophes naturelles font partie des thématiques de cette longue liste composée de 28 comités. 

Une activité éditoriale soutenue

Acteur majeur de la vie de la profession, la JLA a développé depuis les débuts des années 50 une activité éditoriale importante avec, à ses tous débuts, la publication d’outils régulièrement mis à jour  (Nippon decimal classification, manuels de catalogage, management et gestion des bibliothèques) et des collections thématiques. 

Depuis 1953, les résultats statistiques d’une enquête conduite au niveau national sont publiés tous les ans dans Les bibliothèques japonaises (Statistics on Library in Japan, disponible en version papier, elle est consultable en ligne sur abonnement.

Avec le livre de l’année, le Library Yearbook, dont la première édition date de 1982, il est possible de s’informer très précisément sur l’activité des bibliothèques publiques et universitaires. Ces deux titres sont des mines d’information indispensables pour étudier l’activité des bibliothèques japonaises.

Le mensuel, le Magazine des bibliothèques (Toshokan sasshi) est également une source d’information incontournable et complémentaire.

 

B comme bibliothèque

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En japonais, bibliothèque se dit « toshokan », 図書館, avec tosho – 図書 – le livre – et kan – 館 –  le bâtiment. Deux termes ont désigné la bibliothèque : shokajukan (書籍館) et bunko (文庫).

Le mot plus ancien de Shojakukan (書籍館) qui a servi de dénomination pour la première bibliothèque publique construite sous l’ère Meiji est tombé en désuétude. Quand au terme de bunko (文庫), il est uniquement utilisé pour nommer les bibliothèques pour enfants tenues par des bénévoles. 

Le terme actuel de toshokan s’est imposé aux alentours des années 1880. S’il existe un terme japonais pour signifier « bibliothèque », il n’en reste pas moins que la bibliothèque moderne au Japon est un produit d’importation occidentale dont les origines remontent à l’ère Meiji.

En 1853, les Etats-Unis mettent fin au « sakoku » (littéralement « fermeture du pays »), la politique isolationniste du Japon qui a duré pendant deux siècles, de 1650 à 1852. Quelques années après la réouverture du pays, plusieurs ambassades de haut-dignitaires japonais partent vers les Etats-Unis et l’Europe. Les buts sont autant politiques que scientifiques. Politiques car il s’agit de renégocier les traités « inégaux » qu’a signé le Japon avec les puissances occidentales. Scientifiques car il s’agit aussi d’observer et d’étudier la civilisation occidentale dans toutes ses dimensions afin d’en tirer tous les enseignements utiles à la modernisation du Japon. 

Fukuzawa Yukichi, personnalité majeure du Japon moderne, participe à la première mission diplomatique aux Etats-Unis en 1859. Il est l’un des tout premiers à visiter des bibliothèques occidentales. A son retour, il fonde une école qui deviendra plus tard l’université Keio. Viennent ensuite Tanaka Fujimaro, ministre de l’Education, des sciences et de la culture, et Josef Hardy Neesima, fondateur de l’université de la Doshisha, tous deux membres de la mission Iwakura en 1871.

Tanaka Inagi, premier directeur de la bibliothèque impériale, visite en 1890 la bibliothèque du Congrès à Washington et plusieurs bibliothèques nationales en Europe afin de jeter les fondements de la future bibliothèque nationale japonaise.Les premiers bâtiments ouvrent au début des années 1870.  Leur architecture témoigne d’une influence occidentale dont la trace perdure jusqu’à notre époque.

Repères chronologiques