B comme bibliothèque

B comme bibliothèque ou comment on dit “bibliothèque”en japonais

En japonais, bibliothèque se dit « toshokan », 図書館, avec tosho – 図書 – le livre – et kan – 館 –  le bâtiment. Deux termes ont désigné la bibliothèque : shokajukan (書籍館) et bunko (文庫).

Le mot plus ancien de Shojakukan (書籍館) qui a servi de dénomination pour la première bibliothèque publique construite sous l’ère Meiji est tombé en désuétude. Quand au terme de bunko (文庫), il est uniquement utilisé pour nommer les bibliothèques pour enfants tenues par des bénévoles. 

Le terme actuel de toshokan s’est imposé aux alentours des années 1880. S’il existe un terme japonais pour signifier « bibliothèque », il n’en reste pas moins que la bibliothèque moderne au Japon est un produit d’importation occidentale dont les origines remontent à l’ère Meiji.

Quand le Japon s’ouvre à l’Occident

En 1853, les Etats-Unis mettent fin au « sakoku » (littéralement « fermeture du pays »), la politique isolationniste du Japon qui a duré pendant deux siècles, de 1650 à 1852. Quelques années après la réouverture du pays, plusieurs ambassades de haut-dignitaires japonais partent vers les Etats-Unis et l’Europe. Les buts sont autant politiques que scientifiques. Politiques car il s’agit de renégocier les traités « inégaux » qu’a signé le Japon avec les puissances occidentales. Scientifiques car il s’agit aussi d’observer et d’étudier la civilisation occidentale dans toutes ses dimensions afin d’en tirer tous les enseignements utiles à la modernisation du Japon. 

La découverte des grandes bibliothèques occidentales

Fukuzawa Yukichi, personnalité majeure du Japon moderne, participe à la première mission diplomatique aux Etats-Unis en 1859. Il est l’un des tout premiers à visiter des bibliothèques occidentales. A son retour, il fonde une école qui deviendra plus tard l’université Keio. Viennent ensuite Tanaka Fujimaro, ministre de l’Education, des sciences et de la culture, et Josef Hardy Neesima, fondateur de l’université de la Doshisha, tous deux membres de la mission Iwakura en 1871.

Premières grandes bibliothèques japonaises 

Tanaka Inagi, premier directeur de la bibliothèque impériale, visite en 1890 la bibliothèque du Congrès à Washington et plusieurs bibliothèques nationales en Europe afin de jeter les fondements de la future bibliothèque nationale japonaise.Les premiers bâtiments ouvrent au début des années 1870.  Leur architecture témoigne d’une influence occidentale dont la trace perdure jusqu’à notre époque.

Repères chronologiques

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager :-)

Laisser un commentaire

1 Commentaire
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
trackback

[…] témoigne d’une influence occidentale dont la trace perdure jusqu’à notre époque. »B comme bibliothèqu sur le blog de Brigitte RenoufAlors comment se sont développées les bibliothèques au Japon et […]