Le centre d’information et la nouvelle bibliothèque municipale de Sapporo

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En 2019, un an après son ouverture en octobre 2018, la bibliothèque municipale de Sapporo et le centre d’information recevaient le Prix de la bibliothèque de l’année et le Prix du public.  Avec un concept qui a manifestement séduit : « simplifier le travail » voire même « simplifier la vie« .

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La bibliothèque municipale de Sumoto

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Comment une usine Kanebo est devenue une bibliothèque

Avec la bibliothèque municipale de Kita, au nord de Tokyo, qui a intégré une partie des bâtiments d’une ancienne usine d’armement construite après la première guerre mondiale, la bibliothèque de Sumoto est l’une des rares bibliothèques réalisée dans le cadre d’un projet de reconversion d’un site industriel.

L’île d’Awaji, hier et aujourd’hui

Située dans la préfecture d’Hyōgo, Sumoto est la ville principale de l’île d’Awaji. Entre Honshu et Shikoku, sur la mer intérieure de Seto, cette île semble avoir une histoire ancienne. Son nom figure dans le texte le plus ancien en langue japonaise, le Kojiki, datant de 712. Ce texte est à la fois une cosmogonie et un ensemble de récits mythologiques racontant la création du Japon. Selon le Kojiki, l’île d’Awaji aurait été la première île créée par les divinités shintô Izanagi no Mikoto et Izanami no Mikoto. Plus proche de nous, l’île est une destination touristique, prisée de la clientèle japonaise : spécialités gastronomiques, temples et sanctuaires, parc d’attractions, sports de mer et loisirs de plein air, plages et parcs en fleurs pendant le printemps, les atouts ne manquent pas. 

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La bibliothèque préfectorale d’Okinawa

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La bibliothèque préfectorale d’Okinawa ou la bibliothèque armoriée

Dépositaire de la mémoire écrite et sonore de la culture d’Okinawa et des îles Ryūkyū, la bibliothèque préfectorale d’Okinawa occupe une place à part parmi les 58 bibliothèques préfectorales du Japon.

Okinawa et les îles Ryūkyū : une géographie, une histoire, une bibliothèque

Situé dans le Pacifique sud, entre l’île de Kyushū au nord-est, et Taiwan au sud-ouest, l’archipel des Ryūkyū est composé d’une soixantaine d’îles, regroupées dans un périmètre de plus de 3300 km2, avec trois archipels (Amami, Okinawa, Sakishima). Okinawa est la plus grande île, et Naha, sa capitale, est la ville plus peuplée (317 000 habitants). La préfecture actuelle recouvre les archipels d’Okinawa et de Sakishima avec une population totale de 1 420 000 habitants.

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B comme bibliothèque

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B comme bibliothèque ou comment on dit « bibliothèque »en japonais

En japonais, bibliothèque se dit « toshokan », 図書館, avec tosho – 図書 – le livre – et kan – 館 –  le bâtiment. Deux termes ont désigné la bibliothèque : shokajukan (書籍館) et bunko (文庫).

Le mot plus ancien de Shojakukan (書籍館) qui a servi de dénomination pour la première bibliothèque publique construite sous l’ère Meiji est tombé en désuétude. Quand au terme de bunko (文庫), il est uniquement utilisé pour nommer les bibliothèques pour enfants tenues par des bénévoles. 

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La bibliothèque citoyenne de Setouchi

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MOMIWA, l’aventure citoyenne de la bibliothèque de Setouchi

Citoyenne, la bibliothèque de Setouchi porte bien son nom. Voulue par les citoyens, elle a été faite pour eux et avec eux. Son histoire commence en 2009, lorsque le maire sortant promet dans son programme électoral une nouvelle bibliothèque.

La bibliothèque de Setouchi a reçu le prix de la Bibliothèque de l’année en 2017.

La ville de Setouchi et les alentours

Sur l’axe est-ouest du Shinkansen entre Hiroshima et Kyoto, à trente minutes d’Okayama, capitale éponyme de la préfecture, la ville de Setouchi, créée en novembre 2004, regroupe trois anciens bourgs : Osafune au nord, Oku au sud-ouest et le port d’Ushimado, donnant sur la mer intérieure de Seto, au sud-est. 

Très impliquée dans le développement du tourisme pour redynamiser la région, la ville communique sur ses atouts, avec son histoire ancienne, ses savoirs faire ancestraux et la beauté de son littoral, de son oliveraie et de ses couchers de soleil. Elle est notamment réputée pour ses katana, fabriqués depuis la période Heian, et pour ses poteries,  activité elle aussi très ancienne et très répandue. A quelques kilomètres de là, se trouve la ville de Bizen mondialement connue.  Depuis son ouverture en juin 2016, la bibliothèque est présentée comme l’un des points forts de Setouchi.

Les « Toshokan future meeting »

Le site web de la ville évoque « l’état inacceptable de l’ancienne bibliothèque » dont on ne trouve guère de trace. Un an après l’élection du maire en 2010, une commission est créée pour élaborer un programme. Par le biais d’une pétition, des citoyens de la ville s’invitent dans le projet.

En 2011, le futur directeur de la bibliothèque est recruté. Il met en place des ateliers de consultation citoyenne, les « Toshokan Future Meeting », fondés sur une démarche participative qui inspirent, nourrissent et définissent les contours de la nouvelle bibliothèque. Tout le monde est invité à exprimer ses besoins et ses attentes : homme, femme, enfant, adolescent, adulte, personne âgée, femmes au foyer, collégiens, lycéens, actifs, retraités…  Près de vingt sessions sont organisées pendant cinq ans. 

Autre particularité du projet, la bibliothèque étant construite à la place de l’ancien musée municipal, à coté du centre social municipal, une partie des collections muséales sont intégrées dans la programmation scientifique et architecturale. Les habitants sont invités, là aussi, à faire des propositions.

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La bibliothèque du Nichibunken

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Présentation de la bibliothèque du Nichibunken

Le Nichibunken, centre international des études japonaises

Situé à l’ouest de Kyoto, le Kokusai Nihon Bunka Kenkyū Sentā ou Nichibunken est un centre international de recherche dans le domaine des études japonaises. La majeure partie de ce complexe qui comprend plusieurs bâtiments dont des salles de séminaires, un auditorium, un restaurant et deux résidences pour les chercheurs étrangers, a été construite entre 1989 et 1994.

La place centrale de la bibliothèque

Placée au centre, avec l’équivalent d’un quart de la surface bâtie, la bibliothèque occupe une place de choix dans cet ensemble unique. Avec sa forme cylindrique et son dôme, elle est aisément repérable de l’extérieur. On y accède une fois franchie la cour pavée, armoriée au motif « seigaiha ». Si la conception d’ensemble du Nichibunken est d’inspiration japonaise, la bibliothèque est, quand à elle, d’inspiration occidentale.

Une salle de lecture en forme de rotonde

L’architecte, Uchii Shozô, a fait le choix classique d’une rotonde. Les salles de lecture du Thomas Jefferson Building de la bibliothèque du Congrès à Washington et de la bibliothèque publique de Stockholm ont été ses principales sources d’inspiration. L’esthétique a été particulièrement soignée avec une recherche évidente d’harmonie dans l’organisation des formes et des volumes.

Depuis l’entrée, l’usager est guidé vers un édicule en forme de kiosque. Au centre de la circonférence, il sert de point d’accueil. Au sommet du dôme, un oculus et des vitraux répartis tout autour diffusent une lumière tamisée.

Des collections spécialisées sur le Japon

Principalement orientées en sciences humaines, toutes les collections de la bibliothèque du Nichibunken portent sur le Japon avec une forte représentation d’ouvrages en japonais mais également en chinois et en anglais. Leur accroissement a nécessité la construction d’annexes en 1994, en 2010 puis en 2014. Placées en enfilade, elles communiquent entre elles horizontalement et verticalement pour faciliter la circulation à l’intérieur des quatre bâtiments. La capacité maximum prévue est de 600 000 ouvrages.

Destinés à un public restreint de chercheurs, ces magasins sont en accès libre et sont aménagés, pour certains d’entre eux, pour y travailler. En 2018, 22 300 entrées ont été comptabilisées.

  • Architecte : Uchii Shozô
  • Année d’ouverture : 1990
  • Bibliothèque intégrée dans un complexe  
  • Superficie du Nichibunken : 18 739 m2
  • Superficie de la bibliothèque : 4 830 m2
  • Livres : 556 500

H comme handicap

H comme handicap…dans les bibliothèques japonaises

Avec ses équipements destinés à aider les personnes handicapées, le handicap est visible et audible dans le paysage urbain japonais. Lorsque l’on arpente les rues principales des villes japonaises, on ne peut pas ne pas remarquer, sur les trottoirs, la présence de chemins balisés, de couleur jaune, avec des rainurages. Ces bandes d’éveil de vigilance (BEV) ou , en d’autres termes, ces bandes podotactiles, sont à destination des personnes mal voyantes pour qu’elles puissent circuler et se repérer. Aux passages cloutés, il y a le traditionnel signal sonore qui se déclenche une fois que le feu, passé au rouge, informe que le champ est libre pour traverser. 

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P comme petit matériel

Lorsque l’on fréquente les bureaux de poste ou les services municipaux, on ne peut pas ne pas remarquer toute une quantité de petits objets, ce petit matériel qui va vous faciliter la vie en tant qu’usager. 

La poste centrale de Kyôto, jusque à côté de la grande gare, est un excellent exemple pour illustrer ce constat : crayons, taille-crayons, stylos, taille crayon, gommes, colle, scotch de différents dimensions… Tout est en accès libre pour vous aider à envoyer lettres et paquets.

Les bibliothèques japonaises ne sont pas en reste. On peut s’amuser à lister ces petites commodités et ces petits « plus », certains de fabrication artisanale, qui donnent du confort à l’usager et lui facilite la vie. En voici quelques exemples de petit matériel.

Remplir un formulaire ?

Il y a encore beaucoup de formulaires papier. Formulaires d’inscription, formulaires d’emprunt, formulaire de demande de photocopie, vous vous demandez comment les remplir correctement, vous trouverez des exemplaires remplis qui servent d’exemple.

Vous avez oublié vos lunettes ?

Vous en avez besoin pour remplir un formulaire ? Qu’à cela ne tienne, vous trouverez à coté des stylos une petite boîte avec des lunettes grossissantes. A la bibliothèque de Moriyama, vous aurez le choix entre trois paires avec des degrés de grossissement différents.

Présentation de petit matériel dans les bibliothèques japonaises

Vous voulez lire le journal ? Pas de problème non plus, vous trouverez des loupes grossissantes pour découvrir le dernier article de votre quotidien préféré.

Vous avez besoin de faire des photocopies ?

Le service de photocopies est encore très utilisé. A la bibliothèque nationale de la Diète, à Tokyo, le service de demande de photocopie est très fréquenté. Il en est de même à la bibliothèque nationale du Kansaï, la Kansaïkan, non loin de la ville de Nara. On vous demandera de signaler la première et la dernière page à photocopier avec des marques pages. Ne cherchez pas, vous trouverez partout dans les salles et en nombre des petites bandelettes de papier découpées à cet effet. Une fois vos photocopies réalisées, vous pourrez les insérer dans des petites pochettes plastiques. Gratuit et pratique.

Griffonner quelques mots ou noter une référence?

Vous trouverez des crayons parfaitement taillés avec, à côté, des petits carrés de papier prédécoupés. 

Retrouver vos affaires à la consigne ?

A la Bibliothèque nationale de la Diète, il y a des centaines de casiers et peut-être risquez-vous d’oublier le numéro si vous faites confiance à votre mémoire. Pas de problème, vous trouverez un mini formulaire où vous pourrez noter le précieux numéro.

Ne pas laisser ses détritus

Vous voulez avant de partir de votre place de travail faire place nette et ne savez que faire. Vous trouverez des petites poubelles de table.

Présentation de petit matériel dans les bibliothèques japonaises.

A la bibliothèque municipale de Taketa, les poubelles de table sont fabriquées selon la technique de l’origami à partir de tracts ou autres documents d’information périmés, et sont placées sur toutes les tables.

Petits « plus » et qualité de service

Chaque bibliothèque propose donc son lot de petits « plus » qui améliore la qualité de service. Inutile de préciser que le service est maintenu : les lunettes sont systématiquement nettoyées, les crayons impeccablement taillés, et les présentoirs régulièrement alimentés.

On dit que le diable se cache dans les détails. La négligence ou un simple oubli peuvent être à la source d’un service dégradé. La qualité de service à l’usager se niche aussi dans ces petits détails.

 

 

 

 

La bibliothèque de Nagi

Description de l'espace "Sun"

La bibliothèque et le musée de Nagi, le Nagi MOCA : l’alliance du savoir et de l’art contemporain

Au nord d’Okayama, dans la petite ville de Nagi, un musée d’art contemporain, le Nagi MOCA, a été construit par Arata Isozaki, l’un des sept architectes japonais qui a reçu le Prix Pritker.

Ouvert en 1994, fréquenté par un public japonais et étranger, ce musée qui a fêté récemment ses 25 ans, a fait la renommée de ce bourg de 5979 habitants. Dès le départ, le projet a intégré une bibliothèque municipale pour la population.

Un musée à travers champ

Présentation générale du Nagi MOCA, le musée d'art contemporain de la ville de Nagi, préfecture d'Okayama, au Japon

Au beau milieu de la campagne, dans un vaste ensemble composé de rizières et de champs, entouré de montagnes couvertes de forêts, le bourg de Nagi s’organise autour de quelques grands axes routiers. La route principale traverse Nagi du nord au sud. Cet environnement offre à chaque saison un cadre naturel beau et changeant. A quelques kilomètres, le Mont Nagi (1255 m) surplombe la ville. Du sommet, on peut admirer la vue sur le mont Oyama à l’ouest et sur le mont Hyono à l’est. Par grand beau temps, on voit la mer intérieure du Japon, et au loin, côté sud, quelques montagnes de l’île de Shikoku.

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T comme toilettes

5 bonnes raisons pour utiliser les toilettes des bibliothèques au Japon

La civilisation japonaise, une civilisation de la propreté

La plupart des étrangers qui visitent le Japon font le même constat. Pas de papiers, pas de mégots, pas de bouteilles par terre. Les espaces publics, même les plus fréquentés, sont propres. Présentes dans certains lieux très touristiques ou très passants, les poubelles brillent, en général, par leur absence. Une règle s’applique unanimement. On ramène chez soi détritus, papiers gras et autres canettes qui vont directement à la poubelle. Simple, civique et efficace. Au fond, il vaut mieux éviter de salir que d’avoir à nettoyer.

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La bibliothèque municipale de Kensennuma

La bibliothèque de Kensennuma, la bibliothèque rescapée du tsunami

Nouvelle bibliothèque de Kesennuma – Livret du 100ème anniversaire

Le 11 mars 2011, à 14 h 46, un tremblement de terre d’une intensité exceptionnelle, 9,1 de magnitude, frappe le Japon. Les secousses ont été ressenties dans tout le pays, du nord au sud, et même au-delà. 

La zone la plus sinistrée a été la région du Tōhoku, au nord-est, à la pointe de l’ile principale d’Honshū. Le Tōhoku regroupe six préfectures : Akita, Yamagata, Aomori, Iwate, Miyagi et Fukushima. Donnant pour une part sur la façade de l’Océan Pacifique, les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima ont été très touchées.

Si le tremblement de terre n’a causé que des dégâts relativement limités grâce à la qualité des constructions antisismiques, c’est le tsunami, conséquence directe du séisme, qui a été le plus destructeur. A lui seul, il est responsable de 90% des pertes humaines et, à l’origine de l’accident nucléaire de Fukushima.

Le bilan humain et matériel est très lourd. Six-cents kilomètres de côtes ont été ravagés. On compte près de 20 000 morts et disparus. Plus 330 000 habitations ont été détruites. Des milliers de personnes se sont retrouvées sans abri et ont été déplacées. Dix ans après, la reconstruction continue. Le titanesque et impressionnant chantier de sécurisation des côtes se poursuit. Les populations sont restées marquées par cette catastrophe mais elles n’ont pas ménagé leurs efforts pour reconstruire et se battent encore pour leur avenir.

Dans la préfecture de Miyagi, Kensennuma, l’un des plus importants ports de pêche du pays, a beaucoup souffert. En raison de la violence des secousses, le sol s’est affaissé à certains endroits de soixante-quinze-centimètres. Des quartiers entiers de la ville ont été ensevelis. Les infrastructures locales de l’industrie de la pêche ont été ruinées. Aujourd’hui, sur bien des nouvelles habitations, le niveau maximal de la montée de la mer figure sur les façades. Dix ans après, une ville nouvelle émerge mais le souvenir du tsnunami demeure.

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La bibliothèque municipale de Moriyama

La bibliothèque municipale de Moriyama ou la bibliothèque « forêt »

La ville de Moriyama

A trente kilomètres de Kyōto, accessible par le train en une demi-heure, Moriyama est l’une des villes du Keihanshin, la région métropolitaine constituée par la conurbation des trois villes les plus peuplées que sont Kyōto, Ōsaka et Kōbe. L’ensemble représente dix-neuf millions d’habitants, soit près de 15% de la population totale du Japon. Moriyama se situe dans la Préfecture de Shiga où se trouve le plus grand lac du pays, le lac Biwa.

En quarante-et-un ans, la population de Moriyama a presque doublé. En 1978, il n’y avait que 43 381 habitants. En 2019, on en comptait 82 132. Le développement économique et l’afflux des populations vers les villes expliquent cet essor, favorisé par un parc immobilier bon marché. Fait notable, même si la population vieillit comme partout, la municipalité continue à comptabiliser de nouveaux habitants.

Au même titre que les autres villes limitrophes, dont Otsu, la capitale de la préfecture, Moriyama est l’une de ces cités « dortoir » dont une part importante de la population fait tous les jours, via la ligne JR Tōkaidō (Japan Railways), le trajet aller et retour pour se rendre sur son lieu de travail à Kyoto ou Osaka.

La ville ne manque pas d’atouts pour autant. Donnant sur le lac Biwa, elle est l’une des étapes de la route, dédiée au cyclotourisme, qui entoure le lac. Elle possède quelques temples, témoignages du temps passé. Et surtout, elle peut s’enorgueillir de posséder l’un des plus beaux musées de la région, le musée Sagawa, à l’architecture exceptionnelle.

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La bibliothèque municipale de Taketa

Sensible à la qualité de la construction ainsi qu’à l’esthétique du bâtiment, le jury du Comité « Architecture » de l’Association des bibliothèques japonaises décerne en 2019 le 35ème prix « Architecture » à la bibliothèque municipale de Taketa

Taketa et la région volcanique du Mont Aso

Sur l’île de Kyushu, dans la préfecture d’Oïta, Taketa est une petite ville, située non loin du Parc Kuju et du Parc naturel du Mont Aso. Le mont Aso, avec une quinzaine de cônes volcaniques, est l’un des plus grands volcans du Japon. C’est aussi l’un des plus dangereux.

Taketa, une histoire, un territoire, des paysages

Taketa est une ancienne ville forteresse avec un château vieux de quatre cents ans dont il ne reste plus que des vestiges. A proximité du château, un sanctuaire shinto, le Hirose Jinja, surplombe le centre de la vieille ville. Du promontoire, on peut apprécier la beauté des paysages. Les activités économiques de la ville et de ses alentours se concentrent essentiellement sur l’agriculture et le tourisme. Riche en sources d’eau chaude, dont des eaux fortement gazéifiées, il y a plusieurs onsen dans la région.

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La bibliothèque municipale d’Anjo

Anjo et la préfecture d’Aichi

Située sur l’île d’Honshū, au centre du Japon, dans la région du Chūbu, Aichi est, avec Tokyo et Ôsaka, l’une des préfectures les plus prospères du pays. Centre industriel et commercial, sa capitale, Nagoya, fait partie des plus grandes métropoles japonaises, reconnue à l’échelle mondiale. Son port est le plus important en volume de marchandises transportées. Au centre d’un réseau ferroviaire et routier très dense, dotée d’un aéroport international proche du centre ville, Nagoya est une plaque tournante qui relie de nombreuses villes japonaises et étrangères.

L’histoire récente de la préfecture se confond avec celle du groupe Toyota, dont le siège social est à quarante kilomètres, à l’est de Nagoya, dans la ville éponyme. Plusieurs usines du groupe sont implantées dans différentes villes  de la région et font vivre de nombreux sous-traitants. Outre l’automobile, l’aérospatiale, la robotique, l’électronique et l’industrie lourde sont les secteurs d’activités de pointe. Leader dans l’industrie, la recherche et l’innovation, Aichi arrive en sixième position en matière agricole, avec l’élevage, la production de légumes et de fleurs. Ouverte sur l’océan pacifique avec la grande baie de Mikawa, Aichi a aussi une activité de pêche importante. Forte de ce dynamisme économique, la préfecture d’Aichi est l’une des rares préfectures dont la population continue d’augmenter, même si la tendance tend à ralentir ces dernières années.

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La bibliothèque municipale et le Learning center de Tamano

Le lent déclin démographique de la ville de Tamano

Avec le grand port d’Uno, la ville de Tamano a été pendant longtemps un important centre de transport. Depuis la mise en service en 1988 du grand pont de Seto qui relie les départements d’Okayama et de Kagawa à travers une série de cinq petites îles au Japon, le transport maritime a vu une baisse importante de son activité. La démographie de la ville est en berne, elle aussi. Après avoir culminé à plus de 78 500 habitants en 1975, la ville a perdu en l’espace de quarante cinq ans près de 21 000 habitants. A défaut de pouvoir enrayer le phénomène qui a des impacts importants, notamment en matière d’urbanisme, les autorités de la ville ont lancé plusieurs plans pour lutter contre la dévitalisation de certains quartiers.

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